Vins de Saint Chinian

Vignoble de Saint Chinian
Vignobles de Saint Chinian, Saint Chinian Roquebrun et Saint Chinian Berlou

Sur le vignoble de Saint Chinian la production de vin remonte à l’antiquité. Le climat méditerranéen, la qualité des sols et la présence de la via Domitia qui facilitait l’export des amphores ont largement contribué à y établir une culture ancestrale de la vigne. À l’époque médiévale, l’entretien et l’exploitation du vignoble furent assurés par les communautés monastiques bien implantées dans la région. Plus tard le canal du Midi contribua au maintien et à l’essor de l’économie du vin. Il faut dire que cette terre de tradition viticole bénéficie d’un environnement particulièrement propice : adossé aux contreforts du Massif Central par le massif de l’Espinouse, mais ouvert sur la plaine de Béziers par ailleurs, le vignoble jouit d’une exposition idéale. Terre de rouges par excellence, Syrah, Grenache et Mourvèdre dominent l’appellation, complétés par la présence des Cinsault et Grenache que l’on retrouve également dans l’assemblage des rosés. Bien que discrets, les blancs issus des Grenache blanc, Marsanne ou Roussanne sont aussi présents dans l’appellation. Le terroir lui-même est partagé entre sols schisteux au nord et terres argilo-calcaires au sud qui déterminent chacun la typicité des vins qui y sont élevés.

L’appellation Saint Chinian inclut deux dénominations géographiques : Saint Chinian Berlou et Saint Chinian Roquebrun. Qualifiées par leurs sols de schistes, considérées comme cru en Languedoc, elles sont réservées à une production de vins rouges. Chacune regroupe un nombre restreint de communes sur lesquelles la récolte des raisins, la vinification et l’élevage des vins se font à demeure. Respectant des rendements limités, les raisins sont vendangés à la main afin de parvenir au chai en parfait état. À l’issue de la vinification s’ensuit un vieillissement d’au moins quinze mois. Sur Berlou, où les vignes n’entrent en productivité qu’à l’issue de leur neuvième année, le Carignan intervient pour au moins un tiers dans la signature des cuvées.