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Situé dans le vignoble de Gaillac sur le petit hameau de Lintin, le domaine de Cantalauze continue de creuser et entretenir le sillon de l’authenticité et de la résistance qui fut d’abord tracé par la génération précédente.
Cantalauze, où chantent les alouettes
Aux portes de Cahuzac-sur-Vère, la silhouette intemporelle du hameau de Lintin domine la campagne gaillacoise. Son église du XVe siècle, contemporaine d’une commanderie des Templiers, annonce un rapport au temps fait de lenteur et de durée. Le domaine Cantalauze voisine le cœur de village et se fond avec naturel dans les nappes du paysage. Toute proche, la forêt de Grésigne contribue à l’ambiance bucolique de cette région cousine de la Toscane. Ici chante l’alouette, ce petit oiseau que les anciens nommaient laouzeta. Cantalauze est donc ce lieu hospitalier où chantent les oiseaux des champs. Parfaitement protégés par un environnement respectueux de leur présence, ils y ont fait communauté en grande diversité. Voici posée la philosophie à laquelle s’appliquent Pauline et Pierre-Olivier Laurent, les vignerons, fidèles à la volonté affirmée des parents qui les ont précédés. Car le domaine se distingue en premier lieu par son engagement pionnier en viticulture bio, revendiqué depuis 1982. Ce choix, sanctuarisé par les générations successives, a fait du domaine de Cantalauze un lieu d’équilibre écologique. Les sols vivants se distinguent par leur biodiversité qui chante, bourdonne et trace chemin dans un étonnant paysage de vignes, où les singularités culturales propres au domaine ont modelé la nature entière des lieux.
Cantalauze, où le terroir déborde de vie
Les oiseaux, les insectes, les haies, les couverts végétaux, les sols vivants : tout est sanctuaire de vie au cœur du vignoble. Cette certitude se forge pas à pas, en se faufilant entre les haies, en contournant les arbres fruitiers qui accompagnent les visiteurs jusqu’à l’orée des vignes. Celles-ci s’imposent alors par leur stature et leur port altier. De longues rangées de feuillage suivent la pente douce, orientées du nord au sud, solidement palissées jusqu’à deux mètres de hauteur. La taille des vignes elle-même est unique. Les vignerons l’expliquent : deux cordons, l’un fructifère dans l’année, l’autre réservé aux bois de l’année suivante. Les feuillages denses forment une haute surface foliaire aux qualités d’ombrière que percent les grappes exposées à la course du soleil. La vigne s’enracine au profond des sols argilo-calcaires qu’un léger relief draine favorablement. Le savoir est affirmé, transmis d’une génération à l’autre, qui s’applique à conduire vers des maturations optimales des cépages essentiellement autochtones. S’il fallait retenir un exemple d’authenticité sur le vignoble de Gaillac, le domaine de Cantalauze s’y prêterait au premier rang. Car pour une appellation qui forge sa distinction sur le caractère vernaculaire et historique de son encépagement, de son climat et de ses sols, tout ceci se retrouve là, exemplaire et vibrant.
Cantalauze, où le vin se fait par nature
La cohérence, le naturel, se veulent entiers sur le vignoble de Cantalauze. C’est l’âme du domaine. À la vigne, la logique est simple : accompagner la maturation des raisins en régulant, sans la contraindre à l’excès, les humeurs de cette liane fructifère. Il s’ensuit qu’à l’heure des vendanges, les raisins à parfaite maturité sont récoltés à la main, délicatement recueillis en cagettes, puis les moûts extraits au chai avec la délicatesse du pressoir pneumatique. Les levures indigènes, préservées et entretenues par les modes culturaux appliqués au vignoble, font ensuite le travail. La vinification puis l’élevage s’accordent tout autant de diversité que la nature des jus l’impose. Cuves béton, cuves inox, œufs de grès : à chaque cuvée, à chaque intuition du couple de vignerons, sa manière de devenir vin. Braucol, Duras, Prunelart pour les cépages rouges, ou encore Mauzac, Loin de l’Œil ou Ondenc pour les cépages blancs, imposent leur propre manière de faire cuvée. Et chaque vin prend le nom qui annonce sa rebelle volonté : Dissidence, Libre Expression, Insolence ou Cavale. Parfois, le caractère affirme son enracinement poétique : Évanescence, Astérales, Astragale. Le lieu est suffisamment paisible et généreux pour que soient fermement tenues ces positions. Avec, à la dégustation, le bonheur d’un fruit gorgé de sincérité et de générosité , fidèle expression du travail et de la volonté des vignerons-auteurs, Pauline et Pierre-Olivier Laurent.
Le savoir-faire au Domaine de Cantalauze
La taille « Cantalauze »
À Cantalauze, la vigne s’étale en hauteur. Conduite selon une taille propre au domaine, elle déploie un long manteau végétal dépassant largement la taille d’un homme. Cette architecture viticole favorise la lumière, la circulation de l’air et la maturation des raisins. À maturité, les grappes elles-mêmes s’offrent à niveau de main des vendangeurs. Une silhouette culturale devenue signature du domaine.


L’élevage des effervescents
Originaire de Champagne, Pierre-Olivier Laurent a conservé à Cantalauze l’usage des pupitres de remuage pour les effervescents en méthode ancestrale. Les bouteilles y sont tournées et inclinées à la main afin que les lies se déposent dans le col avant dégorgement. Une pratique devenue rare dans le Gaillacois, où ces opérations sont le plus souvent externalisées. La méthode témoigne de l’attachement du domaine à maîtriser chaque étape de l’élaboration de ses vins
Visiter le Domaine de Cantalauze

Domaine de Cantalauze
415, route de Lintin
81140 Cahuzac-sur-Vère
L’accueil au domaine est assuré tous les jours sauf le dimanche, de 10h à 12h30 et de 15h à 18h30


