Le Bouysselet de Fronton, un cépage blanc retrouvé

Une sélection de cuvées de Bouysselet

Le Bouysselet - Planche ampélographique

Depuis sa redécouverte en 2008 et son inscription au catalogue des cépages blancs autorisés de l’AOP Fronton, le Bouysselet s’implante progressivement sur le vignoble. Pionnier au domaine La Colombière, on le retrouve aujourd’hui cultivé et vinifié aux domaines Le Roc, Plaisance, Viguerie, Belaygues, Boujac. Chez d’autres encore, les jeunes plantiers approchent la maturité fructifère. Son expansion sur l’appellation prépare l’émergence future d’un vin blanc de Fronton, portée auprès de l’INAO par la profession.

L’extraordinaire épopée du Bouysselet

Où les vignerons font preuve de sagacité

À la fin de l’été 2008, les vendanges battent leur plein à Villaudric, commune voisine de Fronton. Au domaine La Colombière, les moments de convivialité succèdent aux séquences de labeur. Lors d’un intermède, une jeune vendangeuse offre en partage une bouteille d’un vin blanc produit sur l’exploitation agricole de son grand-père. Ce vin de ferme exprime en bouche une armature tranchée où la sucrosité résiduelle le dispute à une acidité teintée d’amertume. L’affaire aurait pu s’arrêter là, une fois les verres vidés. Mais c’était sans compter sur la sagacité des vignerons, Diane et Philippe Cauvin. Ce qui titilla leurs papilles ne fut pas les marqueurs vifs et rustiques de cette cuvée artisanale, mais la détection d’un nez riche et singulier, assorti d’une tension minérale inconnue sur le terroir de Fronton. L’enquête s’imposa pour remonter la trace de ce vin domestique. La curiosité les mena tout droit au pied d’un cépage oublié des inventaires ampélographiques, mais dont le nom soufflé de bouche à oreille fut celui de Bouysselet.

Où le terroir restaure son identité

Ce miracle se produit parfois. Dans les vieilles vignes peuvent subsister quelques rescapés d’un autre temps, souvent francs-de-pied, dont le nom s’est éteint avec les derniers vignerons qui les cultivaient. Dans la région de Saint-Mont par exemple, la vigne de Sarragachies est un monument de parfaite démonstration, où certains ceps persistent à croître en perpétuant leur propre énigme. Par bonheur, sur le vignoble de Fronton, la persistance mémorielle a permis de restaurer la chose et son nom : le cépage Bouysselet. L’affaire n’est pas anodine. Elle est précisément le fruit d’une connaissance experte du raisin, qui a permis à Diane et Philippe Cauvin de détecter l’intérêt œnologique d’un cépage blanc singulier et oublié. De maturation tardive, il avait certainement été relégué à un rang accessoire par les fermiers d’antan qui préféraient poser sur la table des rouges bien charpentés. L’année 2009 est donc celle de la reconnaissance et du transfert variétal du Bouysselet vers le vignoble de La Colombière. Les dés de l’aventure et du destin en ont été aussitôt jetés.

Où le cépage révèle sa personnalité

Sur ce terroir de rouge où la Négrette règne en maître depuis toujours, l’implantation d’un cépage blanc de caractère taraudait le désir des vignerons. Le doute qui subsistait autour des blancs locaux n’était pas encore tranché : le Mauzac portait à l’excès l’identité de Gaillac, le Sémillon se drapait de sa noblesse classique. Par une intuition providentielle, le cépage Bouysselet est venu bousculer le jeu et rebattre les cartes. Il a fallu tout réinventer : replanter, greffer, accompagner, récolter, vinifier, déguster et déguster encore. Au fil du temps, le miracle de la nature a fait tomber les voiles : ce cépage blanc, indubitablement autochtone et enraciné au terroir de Fronton, a déployé des ressources organoleptiques aussi passionnantes qu’inattendues. Le domaine La Colombière est probablement encore aujourd’hui le lieu où les vins blancs issus du Bouysselet peuvent s’apprécier en une palette d’expressions des plus avancées.

Diane Cauvin - Domaine La Colombière

Le Bouysselet, vu par Diane Cauvin

Le Bouysselet est un cépage tardif qu’on ramasse toujours en automne. Souvent début octobre mais toujours après le 21 septembre. La baie a une peau épaisse et une très belle acidité qui garantit une fermentation stable et une aptitude aux élevages longs. À La Colombière, nous avons choisi de le vinifier en barrique. Mais la vinification et l’élevage du Bouysselet s’accommode d’autres types de contenants que les autres vignerons de Fronton savent promouvoir. Le cépage dégage une richesse aromatique dès sa jeunesse, marquée par des notes de citron, de tilleul, de verveine citronnée. Avec plus de maturité, on va sur des notes de pomme, poire, coing. Et puis, en vieillissant, un peu d’oxydation fait apparaître les notes de fruits secs.

Le Bouysselet : un cépage qui a du corps et de la ressource

À l’initiative de Benjamin Piccoli, directeur de la Maison des vins de Fronton, nous avons eu l’occasion de partager un déjeuner de dégustation avec les vignerons engagés dans la réintroduction et la vinification du Bouysselet. Gens de la vigne et du terroir, ils sont les mieux habilités à nous dire leur expérience.

Les vignerons de Fronton présentent leurs cuvées de Bouysselet.

De gauche à droite : Frédéric Ribes, domaine Le Roc ; Diane Cauvin, domaine La Colombière ; Séverine Veyrac, château Belaygues ; Cédric Faure, château Viguerie ; Thibaut Penavayre, domaine Plaisance ; Benjamin Piccoli, directeur du Syndicat des Vignerons de l’AOP Fronton.

Comment chaque domaine façonne les palettes expressives du Bouysselet ?

Le Grand B - domaine La Colombiere

Domaine Le Roc

La famille Ribes, très engagée dans la sauvegarde du Bouysselet, apprécie son caractère productif et sa culture relativement docile. Ici ce sont les foudres de 400 litres qui sont privilégiés pour accompagner les élevages longs et soutenir la recherche de blancs structurés. L’apport de bois s’en trouve mesuré, d’autant qu’il est bien digéré par les dispositions naturelles du cépage. L’accent est mis sur la lisibilité et l’identité variétale, avec une exigence de haut niveau qualitatif qui vise la signature gastronomique. Avec la jeune génération, le Bouysselet a également trouvé mariage avec la Négrette sous la forme d’un Blouge tout en fraîcheur.

Le Grand B - domaine La Colombiere

Domaine La Colombière

La cuvée Le Grand B du domaine La Colombière, élevée en barriques de 400 litres, conjugue ampleur, tension minérale et remarquable aptitude au vieillissement. Diane Cauvin nous en a offert une démonstration éloquente avec un millésime 2011, dont la fraîcheur intacte soutenait une expression aromatique d’une grande complexité. Les notes pétrolées, fines et élégantes, répondaient aux évocations de fruits mûrs et de fruits secs sans jamais masquer la minéralité du vin. Une dégustation qui confirme la capacité du Bouysselet à produire de véritables vins de garde.

Le Grand B - domaine La Colombiere

Château Belaygues

Chez Guillaume et Séverine Veyrac, la cuvée s’appelle Nectar de Bouysselet. L’esprit est cohérent pour le domaine qui s’applique à des profils de vins sincères, concentrés sur le respect et l’éclat du fruit. Leur cuvée est démonstrative de la règle : élevée en amphore, elle vient chercher les aromatiques de pomme et d’abricot et s’applique à les ajuster sur des notes acidulées. D’un cépage bien apprivoisé, ils viennent affirmer l’évidence du fruité, la claire minéralité et la souplesse finement structurée.

Le Grand B - domaine La Colombiere

Château Viguerie

Cédric Faure pousse le Bouysselet vers ses inclinations parfaitement compatibles avec les élevages sous bois. Chez lui, c’est la barrique qui s’impose entièrement, dont une part en bois neuf, pour des élevages de 12 à 14 mois. L’apport d’oxygène joue un rôle important dans ses élevages, avec un objectif très concentré sur les expressions en bouche et la maîtrise équilibrée de l’acidité naturelle du cépage. Ici, il renouvelle les formes traditionnelles des élevages frontonnais en s’appropriant la vivacité et l’éclat aromatique d’un cépage aux ressources très actuelles

Le Grand B - domaine La Colombiere

Domaine Plaisance Pénavayre

La cuvée est éponyme : elle se nomme Bouysselet, vinifiée en mono-cépage. L’élevage vient chercher des stimulations expressives en exploitant simultanément plusieurs contenants. La barrique de 500l en premier lieu, car le cépage apprécie le bois qui lui donne du corps et accentue le milieu de bouche. Mais aussi l’amphore de grès qui exhausse la fraîcheur en finale. Et la cuve enfin, qui permet d’ajuster l’assemblage final. Sur le terroir de Plaisance, le Bouysselet est conduit en gobelets sur des sols argilo-calcaires. Il s’y distingue par sa touche saline tandis que les vignerons s’appliquent à juguler sa tendance oxydative par des ouillages réguliers.

Ampélographe examinant le Bouysselet.

Ce que l’œnologue nous apprend du Bouysselet

D’où vient le cépage Bouysselet ?

C’est un vieux cépage du Sud-Ouest, probablement venu du Béarn car sa génétique montre qu’il est issu d’un croisement naturel entre le Savagnin blanc et le Plant de Cauzette blanc. Il est unique au monde : en dehors du Frontonnais, il est totalement absent des autres vignobles!

Pourquoi en avait-on perdu la trace ?

Sa ressemblance avec d’autres cépages a souvent prêté à confusion. On l’a parfois appelé Bouisselet, Bouissoulès ou même Prunelard blanc alors qu’il n’a aucune parenté avec le Prunelard de Gaillac. Les textes anciens citent un « Bouissalès noir » ou « Bouysselou noir » ce qui n’a rien à voir : le Bouysselet est bel et bien un cépage blanc !

Comment reconnaître les vignes de Bouysselet ?


D’abord par leurs rameaux qui sont de teinte rouge violacé et leurs feuilles qui affichent de petites touches rouge vineux près de la tige. Les grappes sont plutôt petites à moyennes et assez compactes. Ensuite, à pleine maturité, les baies de peau bien épaisse passent d’un blanc verdâtre à un jaune doré, légèrement voilé de pruine.

Quelles conditions culturales lui conviennent ?

C’est un cépage qui redoute la sécheresse, il faut donc lui éviter les sols trop pauvres ou trop secs. Comme il est de nature vigoureuse et de port droit, le palissage est recommandé, bien que certains domaines le conduisent en gobelet. Sur le plan phytosanitaire, il a des capacités de résistance au mildiou mais reste sensible à la coulure. Au printemps, il a l’avantage de débourrer après les gelées, la contrepartie étant qu’il est un tardif en maturation.

Pourquoi ce cépage a-t-il tant d’intérêt en vinification ?

Le Bouysselet est un cépage capable de concilier sa vivacité naturelle avec la rondeur et le gras venus en fermentation. Ses nuances tanniques, précieuses pour un blanc, lui confèrent une excellente aptitude à la garde. Au nez et en bouche, ses qualités aromatiques et gustatives s’imposent clairement : les notes variétales ont la fraîcheur des agrumes comme le citron mûr, nouées aux évocations de poire, de pomme et de pêche blanche. L’oxygénation aidant, sa complexité gourmande convoque l’abricot, le coing, la mirabelle, le miel ou encore les fruits secs sur les notes oxydatives. Élevé avec soin, il s’avère un grand vin de gastronomie qui se distingue par ses pointes d’épices douces, de réglisse, de safran, soutenues par une tension minérale poussant vers la pierre à fusil et les notes pétrolées pour les vieux millésimes.

Reconnaissance officielle du Bouysselet

Le cépage Bouysselet B a été autorisé dans l’AOP Fronton comme cépage accessoire en 2025. Pour la première fois, le Bouysselet apparaît officiellement dans la liste des cépages de l’appellation. L’extrait du cahier précise sous quel statut :

  • cépage principal : Négrette N ;
  • cépages accessoires : Cabernet franc N, Cabernet-Sauvignon N, Cinsaut N, Cot N, Fer N, Gamay N, Mérille N, Syrah N, Négret pounjut N et Bouysselet B ;
  • le Bouysselet est limité à 10 % de l’encépagement de l’exploitation.

Frise chronologique de la reconnaissance du cépage

2008/2009

Redécouverte des vieilles souches préphylloxériques de Bouysselet à Villaudric par le domaine Domaine La Colombière.

2018

Réinscription du Bouysselet au Catalogue officiel des variétés de vigne françaises, rendant possible sa diffusion.

2022

L’ODG de Fronton engage officiellement avec l’INAO le travail de modification du cahier des charges afin de faire reconnaître le Bouysselet dans l’appellation et, à terme, d’ouvrir la voie à un vin blanc de Fronton en AOP.

2024

Le comité national de l’INAO valide le projet de modification du cahier des charges.

2025

JO du 16 avril : homologation définitive du nouveau cahier des charges intégrant le Bouysselet comme cépage accessoire.

Les Caminades 2026 à Banyuls-sur-Mer

Les Caminades 2026 à Banyuls-sur-Mer, visuel officiel de la randonnée œnotouristique dans les vignobles de Collioure et Banyuls

Les Caminades 2026 sont annoncées pour le dimanche 21 juin à Banyuls-sur-Mer. Le parcours se déroulera sur 9,5 kilomètres et comprendra plusieurs haltes de dégustation où chefs cuisiniers et vignerons proposeront des accords mets et vins.

L’événement est l’occasion d’une immersion spectaculaire dans le vignoble de la Côte Vermeille, où chaque station de dégustation permettra de découvrir les vins des appellations Collioure et Banyuls dans leur cadre authentique. À noter que cette année, les vins de Maury sont également invités à participer à ce rendez-vous annuel.

À la rencontre de la dualité Collioure-Banyuls

Les Caminades 2026 offrent l’opportunité d’explorer un territoire où les aires des appellations Collioure et Banyuls se superposent rigoureusement pour ne former qu’une seule entité géographique. Cette situation rare permet de rencontrer deux productions viticoles distinctes sur un même vignoble : d’un côté les vins tranquilles de Collioure, de l’autre les vins doux naturels de Banyuls.

Le parcours des Caminades 2026 met en tension ces deux expressions, en offrant une progression de terrasses en terrasses au cœur du pittoresque vignoble. Les haltes de dégustation seront l’occasion d’expérimenter comment un même socle géologique et climatique peut engendrer des modes de vinifications complémentaires. Au rythme des accords culinaires et des animations musicales, les dégustations se feront révélatrices d’une intemporelle valeur culturelle.

Un vignoble de schistes en balcon sur la Méditerranée

Les flancs de la Côte Vermeille sont modelés par l’un des ensembles viticoles les plus singuliers du sud de la France. Les vignes y sont implantées sur des terrasses de schistes qui dévalent vers la mer, parfois en pentes vertigineuses. Ce relief contraint détermine profondément les pratiques culturales, mais aussi l’expression des vins, modelée par les effets de sol, de climat et de relief.

L’exposition maritime, la réverbération solaire et la minéralité des schistes forment un environnement exigeant. C’est précisément cette contrainte, avec laquelle les hommes ont eu à négocier depuis l’antiquité, qui a sculpté le profil des vins engendrés par ce terroir. Les Caminades, en s’élevant de terrasses en terrrasses, donnent à éprouver physiquement la réalité d’un vignoble de pentes. Elles permettent une confrontation sensible avec la vie des vignerons, bien différente des pittoresques représentations.

Collioure et Banyuls : deux univers de vin

La distinction des appellations Collioure et Banyuls repose sur une divergence tranchées des logiques de vinification. Là où Collioure explore les registres croquants et solaires des vins rouges, blancs et rosés, Banyuls perpétue la tradition des vins doux naturels à profil oxydatif, obtenus par mutage et préservation savoureuse d’une partie des sucres du raisin.

Dans le verre, cette distinction technique produit des effets sensibles immédiats. Elle engage également une confrontation à des temporalités très différentes, notamment dans les formes d’élevages et les univers gustatifs qui en résultent. Le territoire se livre ainsi comme un espace d’expérimentation à ciel ouvert, où les choix œnologiques déploient toutes les expressions possible d’un même terroir où le Grenache est majoritaire.

AOP Banyuls : l’art de déguster un concentré de patrimoine

L’AOP Banyuls appartient au cercle ancien des appellations françaises historiques. Son identité est indissociable des singularités géographiques du Roussillon et des pratiques de vinification vernaculaires qui s’y sont affirmées de longue date.

Aujourd’hui, les vins de Banyuls convoquent un large spectre d’émotions gustatives, qui vont des expressions immédiates et fruitées pour les Banyuls Rimage à des profils plus évolués, marqués par des élevages prolongés en milieu oxydatif. C’est au sommet de ces déclinaisons que les amateurs seront confrontés à la passionnante complexité des Banyuls Grand Cru. Cette amplitude stylistique, issue d’un paysage viticole à haute valeur patrimoniale, explique en partie la place particulière qu’occupe l’appellation dans le paysage viticole français.

Les Caminades, organisées dans le cadre des quatre-vingt-dix ans de l’AOP Banyuls, nécessite une réservation préalable.

Millésime Bio 2026

Salon Millésime Bio 2026

Le rendez-vous annuel des vins biologiques

Du 26 au 28 janvier 2026, le parc des expositions de Montpellier accueille l’édition annuelle de Millésime Bio, le Mondial du vin et des boissons alcoolisées biologiques. Créé et organisé depuis 1993 par SudVinBio, ce salon s’est imposé comme la plus grande place de marché internationale, exclusivement dédiée aux vins et alcools bio. En 2026, plus de 1 400 exposants, issus de 15 pays, exposent plus de 10 000 références certifiées. Une manne inspiratrice pour d’un public exclusif de professionnels : cavistes, sommeliers, restaurateurs, importateurs, acheteurs de la distribution spécialisée ou généraliste. Dans la veine des toutes les éditions antérieures, Millésime Bio est un baromètre de référénce pour la filière bio régionale et internationale. Dans un contexte marqué par des tensions économiques, climatiques et géopolitiques, le salon reste un espace stratégique où se nouent des relations commerciales durables. Il est aussi un lieu fécond où se mesurent les évolutions du marché des vins bios : montée en puissance des vins sans alcool ou faiblement alcoolisés, diversification des profils de producteurs et des régions représentées.

Un salon de vignerons réservé aux professionnels

Millésime Bio perpétue son principe fondateur : un salon conçu par des vignerons, pour des vignerons. Tous les exposants bénéficient d’un format de stand identique, indépendamment de leur taille ou de leurs moyens. Il en résulte une équivalence de présentation qui favorise la découverte objective et la dégustation sans distraction publicitaire. Cette philosophie est également portée par une attention constante sur la sélection des visiteurs professionnels, garante de la valeur des échanges. L’édition 2026 introduit plusieurs évolutions notables : un regroupement des exposants par pays ou par région visant à fluidifier les parcours et à mieux qualifier les espaces thématiques dont ceux dédiés à la biodynamie (Biodyvin & Demeter) et au registre des no low certifiés bio. Une innovation notable en 2026 est l’installation d’une Guinguette Millésime Bio, propice à prolonger les échanges en fin de journée, tout en convivialité professionnelle. En parallèle, le Forum Millésime Bio accueille conférences et masterclass autour des enjeux écologiques, économiques et sociétaux de la filière. Millésime Bio reste un salon singulier, conçu comme lieu de réflexion collective autant que d’échanges commerciaux.

Occitanie, le vignoble bio par excellence

Si Millésime Bio déploie une envergure internationale, son ancrage régional demeure une signature originelle. Première région viticole de France et d’Europe, l’Occitanie est également le premier vignoble bio français : plus de 55 000 hectares de vignes y sont conduits en agriculture biologique, soit près de 35 % des surfaces nationales en bio. Cette spécificité régionale s’inscrit dans une histoire ancienne, portée par des générations de vignerons engagés dès les années 1970 dans des pratiques respectueuses des sols, de l’eau et de la biodiversité. Millésime Bio n’est pas seulement un salon : il est le reflet d’un territoire régional pionnier, qui a su conjuguer exigence environnementale, qualité des vins et organisation économique de la filière. À l’heure où les modèles agricoles sont bousculés par les accords internantionaux, interrogés par les adversités économiques, l’édition 2026 rappelle que le bio, loin d’être un marché de niche, constitue l’un des axes moteurs de l’avenir sociétal et viticole.

Millésime Bio 2026

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